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Facture Électronique en Ligne
Finance & Comptabilité

Facture Électronique en Restauration : Obligations et Préparation 2026

Tout ce que les restaurateurs doivent savoir sur la facturation électronique : calendrier, obligations spécifiques au secteur CHR, choix de plateforme agréée et étapes concrètes de mise en conformité.
11 min de lecture

Préparer votre restaurant à la facture électronique en 4 étapes

La facture électronique en restauration impose à chaque restaurateur assujetti à la TVA de recevoir des factures structurées via une plateforme agréée dès le 1er septembre 2026.

Les restaurants relevant de la catégorie PME, TPE ou micro-entreprise devront émettre leurs factures B2B et transmettre leur e-reporting dès septembre 2027. La réception arrive un an plus tôt.

La suite détaille les quatre étapes, les notes inférieures à 150 €, les tickets et l'e-reporting B2C. Elle compare aussi les deux circuits possibles pour le secteur CHR.

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Étape 1/4

Vérifier la compatibilité de votre système de caisse

Contactez votre éditeur de logiciel de caisse (Lightspeed, Zelty, Cashpad, Innovorder…) et demandez-lui par écrit comment il se connectera à une plateforme agréée. Vérifiez les formats Factur-X ou UBL, les factures B2B et le e-reporting des ventes B2C. Une réponse floue appelle un test ou une solution intermédiaire, pas nécessairement un changement immédiat de caisse.

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Étape 2/4

Choisir une plateforme agréée (PA)

Votre PA relie vos fournisseurs, votre restaurant et l'administration fiscale. Consultez la liste officielle. Privilégiez un circuit intégré à votre caisse et à votre expert-comptable. Vérifiez la gestion de l'e-reporting B2C.

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Étape 3/4

Informer votre expert-comptable et vos fournisseurs

Votre comptable doit connaître la PA choisie pour paramétrer les flux. Côté fournisseurs, demandez quelles données doivent être fiabilisées. L'interopérabilité entre plateformes est prévue par la réforme.

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Étape 4/4

Tester la réception sur quelques factures réelles

Avant la date butoir, demandez à un fournisseur volontaire de vous envoyer une facture test via la plateforme. Vérifiez que la facture arrive dans votre espace, que les montants sont lisibles, que votre comptable y accède. Un test vaut mille présentations PowerPoint.

Calendrier de la réforme pour les restaurateurs

Le 1er septembre 2026, tous les assujettis TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. Les grandes entreprises et ETI doivent aussi émettre à cette date.

Les PME, TPE et micro-entreprises passent à l'émission obligatoire le 1er septembre 2027. L'e-reporting des ventes B2C suit l'échéance d'émission applicable à la taille de l'entreprise.

Consultez le calendrier complet de la réforme pour vérifier votre catégorie.

Grande entreprise ou ETI

Réception fournisseurs1er septembre 2026
Émission B2B1er septembre 2026
E-reporting B2C1er septembre 2026

PME, TPE ou micro-entreprise

Réception fournisseurs1er septembre 2026
Émission B2B1er septembre 2027
E-reporting B2C1er septembre 2027

Groupe avec plusieurs sociétés

Réception fournisseursSelon la taille de chaque entité
Émission B2BSelon la taille de chaque entité
E-reporting B2CSelon la taille de chaque entité

Ce qui change concrètement dans votre quotidien

La facture fournisseur arrive sur votre plateforme agréée dans un format structuré. Le logiciel comptable peut l'intégrer sans ressaisie. Vous conservez toutefois le contrôle des quantités livrées, des montants et des taux de TVA.

E-reporting : l'obligation B2C que les restaurateurs sous-estiment

La majorité des encaissements d'un restaurant provient de particuliers. Ils ne déclenchent pas une e-facture B2B, mais ils ne sortent pas de la réforme. Les données de ces ventes doivent être transmises à l'administration par le circuit d'e-reporting, à l'échéance applicable à votre entreprise. Votre caisse fournit les données ; seule une plateforme agréée assure la transmission réglementaire.

Le découpage doit préserver la date, le montant, la TVA et la catégorie d'opération attendus. Les ventes sur place, à emporter et d'alcool peuvent porter des taux différents : 10 %, 5,5 % et 20 % selon le cas. Une certification de caisse comme NF525 sécurise l'enregistrement, mais ne prouve ni la connexion à une PA ni la capacité e-reporting.

Émettre une facture électronique conforme depuis votre logiciel de caisse : le geste concret

Identifiez d'abord le client professionnel avec son SIREN. Créez ensuite la facture dans la caisse ou le logiciel relié. Vérifiez la nature de l'opération et les taux de TVA. Générez le fichier Factur-X ou UBL, puis envoyez-le par la PA sélectionnée.

Contrôlez enfin le statut de dépôt, de réception ou de rejet. Un rejet doit être corrigé dans le logiciel source. Notre guide explique aussi comment faire une facture électronique hors contexte restauration.

B2C : ce que votre caisse doit réellement préparer

  • Un restaurant vend majoritairement à des particuliers (B2C), ces ventes relèvent du e-reporting, pas de l'e-invoicing
  • Les données de caisse sont agrégées par journée avant leur transmission réglementaire via une plateforme agréée
  • Le e-reporting est distinct de l'e-invoicing : un même restaurant peut relever des deux circuits
  • Une caisse certifiée, par exemple NF525, n'est pas automatiquement compatible avec le e-reporting

Notes de frais et cas particuliers en restauration

La restauration bénéficie d'une tolérance doctrinale précise. Le seuil est de 150 € hors taxe, pas 150 € TTC. Il simplifie l'identification du client ; il ne supprime ni la note due au consommateur ni la déclaration de la vente.

1. Client particulier, quel que soit le montant

La vente à un consommateur relève du e-reporting, pas de l'e-invoicing. La note de restaurant reste remise selon les règles de la DGCCRF. La caisse enregistre l'opération avec la ventilation de TVA, puis les données rejoignent le flux B2C. Ne confondez donc pas le justificatif remis au client et le circuit fiscal envoyé par la PA.

2. Client professionnel et note inférieure ou égale à 150 € HT

La doctrine permet que le restaurant ne renseigne pas lui-même l'identité du client : celui-ci peut compléter son nom et son adresse dans l'espace prévu. Les spécifications externes de la DGFiP prévoient alors un e-reporting quotidien, sauf demande expresse d'e-facture par le client assujetti. Si cette demande existe, émettez la facture structurée par votre PA ; un simple ticket ne doit pas être présenté comme l'unique option conforme.

3. Client professionnel et note supérieure à 150 € HT

L'e-invoicing est obligatoire dès que le restaurant et son client entrent dans le champ et que leur échéance d'émission est atteinte. L'ensemble des mentions B2B doit être recueilli. Cette règle vise notamment les repas de groupe, séminaires, banquets, traiteurs et prestations de restauration collective.

4. Factures fournisseurs classiques

Vos achats auprès des grossistes et équipementiers sont des opérations B2B standard. La facture électronique s'applique selon le calendrier officiel. Votre fournisseur émet ; vous recevez via la plateforme agréée choisie.

Les 4 cas à distinguer

  • Client particulier : note selon les règles de la restauration et e-reporting de la vente.
  • Client professionnel jusqu'à 150 € HT : e-reporting, ou e-facture sur demande expresse.
  • Client professionnel au-dessus de 150 € HT : e-invoicing obligatoire à l'échéance applicable.
  • Facture fournisseur : réception par votre PA dès septembre 2026.
Schéma du flux de facturation électronique entre un fournisseur, la plateforme agréée et un restaurant
Flux simplifié : fournisseur → plateforme agréée → restaurant

Choisir la bonne plateforme pour un restaurant

Chorus Pro concerne le secteur public. Pour vos flux privés, choisissez un circuit qui communique avec votre caisse et votre comptable. Vérifiez d'abord la solution dans la liste des plateformes agréées.

Avantages

Le circuit proposé par l'éditeur de caisse limite les connecteurs et les doubles saisies. Une PA indépendante facilite souvent la consolidation de plusieurs établissements ou logiciels.

Inconvénients

La solution de caisse vous rend dépendant de sa feuille de route. La PA indépendante peut exiger un connecteur supplémentaire. Testez les rejets, les exports et l'accès comptable avant de signer.

Éditeur de caisse ou plateforme agréée indépendante : quel choix selon votre profil

Un restaurant indépendant avec une caisse récente peut retenir le circuit de son éditeur. Une chaîne utilisant plusieurs caisses a intérêt à étudier une PA indépendante. Comparez la certification de caisse, les connecteurs, le volume de tickets et la gestion multi-établissements. Notre dossier dédié aux solutions de facturation pour TPE complète cette sélection.

Quel que soit le circuit, la plateforme doit gérer l'e-reporting des ventes B2C. Utilisez notre comparatif des plateformes agréées et notre checklist de conformité.

Connexion à la caisse NF525

PA via l'éditeur de caisseNative si l'éditeur la propose
PA indépendanteConnecteur à vérifier

Volume de tickets B2C

PA via l'éditeur de caisseRemontée directe depuis la caisse
PA indépendanteImport ou API selon l'offre

Multi-établissements

PA via l'éditeur de caisseSimple si toutes les caisses partagent le même éditeur
PA indépendantePlus souple avec plusieurs systèmes

Accès expert-comptable

PA via l'éditeur de caisseDépend du module de caisse
PA indépendanteSouvent prévu nativement

Profil adapté

PA via l'éditeur de caisseRestaurant indépendant ou petite chaîne homogène
PA indépendanteChaîne, franchise ou parc de caisses hétérogène

Point de vigilance

PA via l'éditeur de caisseDépendance à la feuille de route de la caisse
PA indépendanteQualité et coût du connecteur

Notre recommandation selon votre profil de restaurant

  • Caisse homogène et un seul établissement : privilégiez d'abord l'intégration proposée par l'éditeur, après un test B2B et B2C.
  • Plusieurs établissements ou caisses hétérogènes : une PA indépendante facilite souvent la consolidation, sous réserve de connecteurs validés.
  • TPE avec devis, factures et trésorerie à centraliser : Axonaut peut être testé comme PA tout-en-un ; vérifiez la connexion à votre caisse et le e-reporting avant de signer.
  • Dans tous les cas : contrôlez la solution dans la liste DGFiP, les rejets, l'accès comptable et la réversibilité des données.

Avantages

4 points positifs

  • Réduction de la ressaisie des factures fournisseurs si l'intégration comptable est correctement paramétrée
  • Suivi de trésorerie en temps réel : chaque facture reçue est visible instantanément
  • Réduction des litiges fournisseurs grâce au format structuré
  • Pré-remplissage automatique de la déclaration de TVA

Inconvénients

4 points d'attention

  • Coût variable de mise à niveau ou de connexion si le système de caisse n'est pas compatible
  • Temps de formation du personnel à la nouvelle interface et au traitement des rejets
  • Dépendance à la connexion internet pour la transmission des flux
  • Période de transition où les deux systèmes (papier et électronique) coexistent

Avantages réels pour les restaurateurs

Au-delà de la conformité, la facture électronique réduit le décalage entre les marchandises reçues et les pièces vues par votre comptable. Le flux numérique facilite le rapprochement entre commande, livraison et facture. Il ne supprime pas le contrôle humain : un écart de quantité ou de prix doit toujours être vérifié.

Le format structuré évite une partie de la ressaisie et distingue les bases par taux de TVA. Cet avantage dépend de la qualité du paramétrage, du référentiel articles et des connecteurs. Aucun gain horaire universel ne peut être promis : mesurez plutôt les factures ressaisies, les rejets et les écarts avant et après le pilote.

Le e-reporting des ventes B2C prépare aussi les données utiles à la TVA. Pour un groupe multi-établissements, une plateforme commune peut consolider les flux. Cette vue n'est fiable que si chaque caisse applique les mêmes règles de ventilation, d'annulation et de clôture.

Vous voulez tester le geste concret ? Créez une facture, puis vérifiez chaque donnée avant la transmission par votre PA.

Sources

Informations vérifiées le Juillet 2026

Oui. Tout restaurateur assujetti à la TVA doit recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026. Les PME, TPE et micro-entreprises doivent émettre leurs factures B2B et transmettre leur e-reporting dès septembre 2027.
Les structures non assujetties et certaines opérations exonérées peuvent sortir du périmètre d'émission. Un restaurant qui réalise des opérations taxables reste concerné ; les taux peuvent être de 5,5 % à emporter, 10 % sur place et 20 % pour l'alcool. Pour qualifier un cas particulier, consultez notre article sur l'assujettissement TVA et la facture électronique.
La réception est obligatoire au 1er septembre 2026, quelle que soit la taille. Un restaurant classé PME, TPE ou micro-entreprise doit émettre ses factures B2B dès le 1er septembre 2027. Consultez le calendrier complet.
Identifiez le client professionnel dans votre logiciel de caisse compatible. Vérifiez les montants, la TVA et les mentions obligatoires. Générez ensuite un fichier Factur-X ou UBL, puis transmettez-le à votre client par une plateforme agréée DGFiP.
Non. La facture électronique structurée vise les opérations B2B. Une vente à un particulier relève de l'e-reporting. Le ticket de caisse reste utilisé, sauf demande de facture selon les règles applicables aux notes de restaurant.
Cela dépend de l'éditeur et de votre version. Demandez par écrit la feuille de route e-invoicing et e-reporting, le nom de la plateforme agréée connectée et les formats pris en charge. Testez un flux réel avant de conclure qu'une mise à jour, un connecteur ou un remplacement est nécessaire.
L'e-invoicing concerne vos factures B2B : achats auprès de fournisseurs, ventes à des entreprises (traiteur pour un séminaire, par exemple). Le e-reporting concerne vos ventes B2C aux particuliers, le flux quotidien de votre caisse. Les deux passent par votre plateforme agréée, mais ce sont deux obligations distinctes avec des formats de transmission différents.